Une reconnaissance nationale pour l’Écomusée de Margeride avec le prix « Osez le musée »

Après avoir déposé un dossier de candidature durant l’été 2017 pour la première édition du prix national « Osez le musée » mis en place par le Ministère de la Culture, l’Écomusée de Margeride a convaincu à l’unanimité le jury présidé par le Directeur Général des Patrimoines. À l’arrivée, une belle deuxième place après le Louvre Lens et le Palais des Beaux-Arts de Lille (premiers ex-aequo) et aux côtés du musée du quai Branly – Jacques Chirac et de Paris Musées (mentions spéciales).
Ce prix est une magnifique récompense pour l’Écomusée, labellisé « Musée de France » depuis 2002. Il vient récompenser l’implication des élus locaux qui l’ont défendu et porté, depuis plusieurs années, à travers l’intercommunalité. Il met aussi à l’honneur l’investissement de son équipe qui a su avec brio créer du lien social et a permis les échanges intergénérationnels grâce à des projets participatifs en 2016 et 2017 (voir ci-dessous). L’Écomusée, dont la fréquentation en 2017 est en hausse (animations, visites, expositions…), met un point d’honneur à contribuer à la transmission des savoirs et à valoriser la culture locale.

En 2017, à travers la première édition du prix « Osez le musée », le Ministère de la Culture a souhaité distinguer les musées et écomusées engagés dans une politique volontariste et novatrice en faveur du lien social et des échanges intergénérationnels dans le cadre de la mission « Musées du XXIe siècle » conduite avec le réseau des musées de France.

EN BREF…

Labellisé « Musée de France » en 2002, l’Écomusée de Margeride regroupe 3 sites :

  • Le Jardin de Saint-Martin : au pied de la tour médiévale qui surplombe Ruynes-en-Margeride ;
  • L’école de Clémence Fontille : ancienne école de hameau des années 1930 à Signalauze ;
  • La ferme de Pierre Allègre : ferme à l’architecture traditionnelle située à Loubaresse.

L’Écomusée s’emploie également à faire découvrir le Viaduc de Garabit (visites ludiques, animations, expositions, ateliers…).

Ecomusée de Margeride

Adresse

Le bourg – Bâtiment administratif

15320 Ruynes-en-Margeride

04 71 23 43 32

Trois projets participatifs pour un prix salutaire

Trois projets concrets et participatifs ont permis à l’Écomusée d’être lauréat du prix.

L’exposition « Les petits maux de mémé »

L’exposition « Les petits maux de mémé » : Présentée en 2016 au Jardin de Saint-Martin de Ruynes-en-Margeride et réalisée en collaboration avec le Pays d’art et d’histoire du Pays de Saint-Flour et en lien étroit avec la population locale, l’exposition s’attache à valoriser une mémoire orale et des savoir-faire en matière de soins naturels par les plantes. Elle mêle toute la richesse du patrimoine naturel (diversité floristique) et culturel (savoir-faire, tradition orale) de la Margeride. Pour la réaliser, l’Écomusée est allé à la rencontre de la population locale (maisons de retraite, associations, ateliers de travail sur la mémoire et les plantes…). Un reportage photographique s’est mis en place et a mis en valeur les « remèdes des grand-mères » photographiées.
Aujourd’hui, l’exposition est itinérante et ne cesse de voyager sur le territoire communautaire et au-delà (maisons de retraite, médiathèques, CIAP, etc.)… À ce jour, elle est déjà réservée jusqu’en décembre 2019.

L’exposition « Mille couleurs au Jardin ! »

L’exposition « Mille couleurs au Jardin ! » : Un an après, en 2017, l’élan participatif enclenché avec « Les Petits Maux de Mémé » a continué avec la mise en place, à la demande des participants, d’une nouvelle exposition au Jardin de Saint-Martin. L’objectif était simple : décorer le Jardin par des créations textiles. L’enceinte extérieure a été confiée à des maisons de retraite, associations et particuliers. La cour intérieure a été réalisée par l’artiste textile Woola Oops avec l’aide des participants des ateliers « tricot » mis en place par l’Écomusée en collaboration avec le Centre Social de Saint-Flour tout au long de l’hiver 2016. Un succès notoire.

Le projet « Blouses d’écoliers »

pour des enfants acteurs de leur visite à l’école Clémence Fontille à Signalauze

En 2017, et conformément à son Projet Scientifique et Culturel (PSC), l’Écomusée a souhaité se doter d’un nouveau support pédagogique permettant aux enfants en visite à l’Ecole de Clémence Fontille de s’immerger plus facilement dans la vie des petits écoliers de Margeride au siècle dernier. Pour ce faire, avec l’aide du service éducatif du Pays d’art et d’histoire, l’équipe de l’Écomusée s’est rapprochée de l’atelier « Les Petites Mains » de Murat pour la confection de 50 blouses d’écoliers. Cet atelier d’insertion, fermé depuis peu, accueillait depuis plus de 20 ans des femmes rencontrant des difficultés socio-professionnelles dans la région de Haute-Auvergne. Elles assuraient trois domaines de production dont la création textile.

Un prix « significatif » et « réjouissant »

« Obtenir un tel prix est significatif pour l’Écomusée qui a une belle histoire et qui apporte une valeur ajoutée réelle sur la Margeride et sur le territoire », a réagi Pierre JARLIER, Président de Saint-Flour Communauté, à l’annonce de cette obtention, avant d’ajouter : « Les actions mises en place par l’Écomusée résonnent largement sur et en dehors de notre territoire et garantissent un lien avec les habitants. Ce prix récompense les nombreux efforts menés par toute l’équipe, engagée dans une stratégie de projet structurante. Ça se sent et nous ne pouvons que nous en réjouir. »

Mireille VICARD, Vice-présidente en charge de la culture et du patrimoine, a souligné également que « le prix vient récompenser la démarche volontariste de l’Écomusée en faveur de la population locale et assoit son ancrage sur le territoire. »

Marie-Claire TOURETTE, conseillère communautaire impliquée dans la Commission « Action culturelle », a mis en lumière « le caractère réjouissant et mérité du prix » en précisant que « l’Écomusée remplit pleinement son rôle en allant chercher dans les racines ce que les gens veulent donner. »

L’obtention du prix « Osez le musée » s’accompagne concrètement d’une aide de 10 000 € à l’Écomusée. Laëtitia THÉROND,  directrice de l’Écomusée, s’en réjouit : « Nous sommes fiers de travailler pour et avec la population locale. C’est la première richesse de notre Écomusée. »

Un bilan 2017 positif

L’obtention de ce prix vient confirmer la bonne forme de l’Écomusée qui affiche des statistiques de fréquentation en 2017 très positifs : 12 309 personnes ont été touchées par l’Écomusée (en et hors les murs), soit une augmentation de 23 % par rapport à 2016 où le nombre était de 10 034 personnes. Les 3 sites de l’Écomusée et le Viaduc de Garabit enregistrent également une augmentation de + 5,62 % du nombre d’entrées. Ajoutons également que les animations « Hors les murs » menées par l’Écomusée (temps périscolaires, événementiel local, ateliers…) ont rassemblé 2 472 personnes.

2018 : entre continuité du Projet scientifique et culturel (PSC) et offre nouvelle

En 2018, l’équipe de l’Écomusée s’emploiera à poursuivre le Projet scientifique et culturel (PSC). Deux volets structurent ce Projet : un volet Conservation qui permet à l’Écomusée d’achever en 2018 le « récolement » (dénombrer un ensemble d’objets répertoriés) de ses collections et un volet Aménagement de sites, pour lequel sont fléchés l’installation d’un étiquetage scientifique au Jardin de Saint-Martin et l’actualisation des panneaux pédagogiques, la remise en état du potager de l’Ecole de Clémence Fontille afin de diversifier le contenu de visite et le lancement du projet de restauration et d’aménagement de la Tour du Jardin de Saint-Martin.

En parallèle, l’Écomusée a déjà réfléchi à une offre nouvelle : cette année, le programme s’annonce de nouveau exceptionnel avec le travail spécifique autour de la légende de la Bête du Gévaudan.

À noter :

  • Une exposition événement à la Halle aux Bleds de Saint-Flour : « La Bête, une histoire de La Bête du Gévaudan racontée et peinte par Gérard Lattier » (œuvre de Gérard Lattier exposée à la Halle aux Bleds de Saint-Flour en partenariat avec le Musée de la Haute-Auvergne) du 6 juillet au 30 septembre 2018 ;
  • Une exposition temporaire au Jardin de Saint-Martin : « Le lion, le viaduc et les deux lapins » du 8 juin au 16 septembre 2018 (trois oeuvres de Gérard Lattier présentes dans les collections de l’Écomusée) ;
  • Visites guidées de l’exposition à la Halle aux Bleds les mardis 24 et 31 juillet et les mardis 7 et 14 août 2018 à 16h ;
  • Balades contées nocturnes  » La Bête du Gévaudan » dans le bois du Pirou les 18 juillet et 21 août 2018 ;
  • Des conférences :
    • Mardi 27 mars 2018 – 19h – Salle des Jacobins – Saint-Flour : « Le Gévaudan de la Bête. La vie quotidienne sur la Margeride à la veille de la Révolution » – Conférence de Bruno Jaudon, historien
    • Vendredi 4 mai 2018 – 20h – Salle polyvalente La Ferme – Ruynes-en-Margeride : « La Bête du Gévaudan, une histoire vraie » – Conférence de Bernard Soulier, historien et président de l’association d’Auvers à caractère historique « Au pays de la bête du Gévaudan »
    • Mercredi 8 août 2018 – 19h – Domaine d’Estrémiac – Saint-Just : « La Bête du Gévaudan et ses traques » – Conférence d’Alain Parbeau
    • Samedi 25 août 2018 – 20h – Jardin de Saint-Martin – Ruynes-en-Margeride : « Le mythe du loup-garou, entre peur du prédateur et désir d’animalité » – Conférence de Gilles Albaret, directeur des Archives et de la Médiathèque Municipale de Saint-Flour
    • Jeudi 27 septembre 2018 – 20h – Lycée Professionnel Agricole Louis Mallet – Saint-Flour : Conférence sur La Bête du Gévaudan – Conférence de Jean-Marc Moriceau, professeur d’histoire moderne à l’Université de Caen
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